lundi 8 juillet 2013

Elle seule est capable de se reconnaître

Mon amour.
La vie est belle, je le sentais, mais tu me l'as confirmé.
En fait la vie se sublime, soit par peur de te perdre, soit par peur de ne plus rejoindre l'horizon de tes bras.

Mon amour.
La vie est intacte, même si nos esprits sont parfois brisés sur quelques heures et que l'état de nos corps le reflète par des moues quotidiennes ou des énervements. Nous ne célébrons jamais assez la vie sauf dans des draps et sur des couches, lors d'instants ou de longs moments que tu choisis.
Mon amour, il n' a rien d'odieux ni d'illicite dans l'amour, surtout lorsqu'il est vécu profondément comme une aube qui ne s’éteint jamais.

Surtout lorsque deux personnes croisent deux regards d'enfant dans l'obscurité.
Nous ne voyons jamais assez clair que lorsque les rideaux sont fermés.
Nous ne sommes jamais aussi proches de la vérité que lorsque nous avons quitté ces vêtements qui sont au quotidien le commencement du mensonge.
Nous ne donnons jamais autant que lorsque nous ne savons plus quoi donner, et que nous le donnons par pure grâce de l'instant, sans y avoir réfléchi.

Mon amour.
Ta démarche comme tes hanches, définissent le chemin des trésors perdus et sans cesse retrouvés par ceux qui n'ont rien compris et se retrouvent nus, perdus, encerclés de pauvreté dans un bain de fièvre qui a la couleur de l'éternité.